Cool Mélancolie

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C’est la rentrée, le thermomètre oscille étrangement entre 10 et 22 degrés, les cafetiers nous disent qu’on ne sait plus comment s’habiller, les candidats PS se succèdent à la TV et nous parlent de crise avec leurs visages plastifiés pleins de rictus. Ce n’est pas grave, soufflons les bougies de nos 30 ans, prenons des cours de karaté, faisons du vélo, n’oublions pas nos tisanes et nos mojitos, découvrons de nouveaux auteurs (vive Henning Mankell), sortons et surtout, surtout, réjouissons nous des sorties d’albums et concerts à venir.

La découverte de ce groupe était parfaite pour l’été dernier…un album très court à insérer dans le lecteur cd, rouler les vitres ouvertes sur la côte d’azur avec cette musique de “jeunes branleurs” venus de Californie. Quel éloge, pardon, je vais rapidement vous parler de “The Drums”. Un groupe de jeunes rockers qui cartonnaient sur leur premier album avec un single que vous avez forcément entendu, intitulé “Let’s go surfing”.

Let’s go surfing

Mouais, à première vue, c’est-à-dire sans avoir écouter l’album en entier, on peut rapidement se dire que ça sent le Beach Boys remixé, le vintage en force, le groupe bidon opportuniste, un single et circulez ya rien à voir.

Oui, mais non, parce que derrière ce single léger et efficace, on sent rapidement à l’écoute de ce premier album que derrière les palmiers, le surf et le soleil de Californie, se cachent d’autres choses, plus sensibles et plus sombres. C’est cet antagonisme qui me plaît en général dans la musique et ici en particulier, associer autre chose que du bling bling ou du “supa cool” à la Californie. The Drums n’est certainement pas le premier à le faire mais ils le font néanmoins très bien. Oui, même sur la plage ensoleillée, on peut être en détresse et on peut exprimer sa fragilité en gardant ses lunettes de soleil. Sur la banquette d’un cabriolet, on se laissera doucement partir le regard vide avec les palmiers, par centaines, imprimés dans la rétine. Bon je divague, c’est n’importe quoi. Tout ce qui compte, c’est ce jeune groupe qui confirme, avec son deuxième album “Portamento”, tout son talent et sa délicatesse.

Je n’ai pas envie d’en dire beaucoup plus, il suffit d’écouter…en boucle.

I Don’t Know How To Love

Book Of Revelation

P.S : The dRUMS en concert à Paris le 24 novembre 2011 à la Machine. (Certains disent qu’il se déhancherait comme Ian Curtis…ah…bon…ok)

“eUtOw”

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