Autechre, O quoi???

By eutow

 Pong

 

A titre liminaire, et si par extraordinaire le tribunal de céans venait à considérer que mon client ne raconte que des inepties, veuillez, je vous prie très cher ceci et très chère cela respecter la religion du juge et tenir compte de son harassante journée passée blablabla, 100 000 euros d’honoraires merci et sinon le plus important c’est que vous écoutiez cette musique au casque hein, autechre c’est pas une musique de fond ! Domo aligato !!

 

Dans ma chronique de la grosse déroute, je vous disais que je comptais mettre en ligne deux/trois morceaux d’autechre. Et bien, les voici.

 

Le premier morceau s’intitula « dael » (rien à voir avec Rael) et qui figure sur l’excellent album « Tri Repetae » sorti en 1995 je crois sur le célèbre label WARP qui héberge entre autres Squarepusher, Aphex Twin, Boards of Canada, véritables pionniers en matière de musique électronique.

 

Je vais vous épargner la critique bateau, bien que je considère ce premier morceau comme un véritable chef d’œuvre, ou la critique style inrocks (« une merveille d’abstract musique aux limites de l’architecture sonore » yeah merci ça ne veut rien dire). Je ne ferai pas non plus ma critique personnelle car ce n’est as intéressant. Toutefois, en écrivant ce post, j’écoute ce morceau au casque et ça me donne envie d’écrire juste quelques lignes à propos des images qui défilent à chaque fois que je l’écoute.

 

 

Il commence avec un beat lourd et métallique et je m’imagine dans une usine style usine de voitures avec plein de machines qui font et refont les mêmes opérations sans s’arrêter : écraser, tordre, brûler de l’acier. C’est le réveil d’une usine ou moi tout à coup plongé dans un rêve grisâtre. L’espèce de souffle en fond sur le morceau me fait penser à la fumée sortant des appareils mais j’imagine aussi parfois une sorte de monstre dont je ne vois pas le visage et qui sort des bois furtivement le temps de me griffer et qui disparaît aussitôt. (Pardonnez l’écriture mais j’écris d’un trait). Puis le clavier arrive, on ne sait alors plus trop ce qui est menaçant, le rythme s’accélère, le clavier me fait penser à quelque chose qui se lève, peut être le soleil qui lève le voile sur ces machines et ces monstres qui ne sont plus si effrayants. Les machines continuent de se battre et de soutenir la cadence mais c’est en vain. Les sons du clavier s’adoucissent et deviennent plus aigus, les monstres et les loups et autres créatures vont et viennent, le soleil se lève pour de vrai mais j’ai encore peur. Le clavier s’arrête, les machines sont à l’agonie et je comprends que tout ceci n’était qu’un mauvais rêve ou beau cauchemar.

 

Le second morceau n’a rien à voir. Après la douceur électronique contemplative, voici du lourd, de la génialissime déconstruction. C’est le premier morceau d’autechre que j’ai découvert. Il s’appelle « pen expers » et gifure sur l’album « Confield » sorti en 2001. Enjoy.

 

 

Bon, pour le dernier, que diriez-vous d’un petit « beaumontthannantwomx » ? Celui figue sur l’ep « Basscadet ». Ce titre est assez abordable et je le trouve assez old scool. Les trois dernières minutes me font toujours penser à la dernière scène de Ghost in the Shell lorsque le cyborg contemple la ville, enfin bref.

 

 

Juste un dernier mot, ne vous braquez pas sur l’aspect a priori « froid » de cette musique. Plusieurs écoutes sont nécessaires et vous verrez qu’une certaine sensibilité ressort des ces morceaux qui, s’ils ne sont composés que de sons électroniques, sont avant tout crées par des humains.

 

 

 

eutow++

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