
Chose promise, chose due, voici la revue du concert des Cunninlynguists qui s’est tenu au glaz’art le 28 février dernier.
C’était la première fois que yake et moi allions au glaz’art, petite salle à la sortie du périph’, qui paye pas de mine vu de l’extérieur mais qui se révèle très sympathique une fois à l’intérieur. A peine le temps de finir sa bière et Reel Carter (Fr) déboule sur scène accompagné d’une autre mc et d’un dj.
Ca commence lentement avec un morceau sur les déboires du RER D et puis…rien… Reel Carter s’évertue à (tenter de) chauffer la salle qui n’attend qu’une seule chose, voir et entendre du vrai pera. Le mec sent que la salle répond pas mais persiste à gueuler à la fin de chaque titre : « Glaz’art, vous êtes chaud ? Glaz’art, j’ai mal entendu, vous êtes là ? ». Comme dirait un certain Homer, t’es nul, c’est nul ! Après une heure d’attente, on n’attend plus qu’une chose : Tonedeff ! (qui fait office de 2ème première partie). Je connaissais seulement le nom que j’avais lu je ne sais plus où (en fait j’avais un album sur mon disque dur auquel j’avais pas du prêter assez attention, shame on me). Bref, le rappeur du Queens (NYC) ne perd pas son temps et met tout le monde d’accord au bout de trente secondes, ya du niveau et le pauvre Reel Carter qui est présent dans la fosse regarde bouche bée…ce que peut être le rap au meilleur niveau. J’avais entendu dire, en faisant la queue, que Tonedeff avait un flow ultra rapide, c’est peu de le dire, le mec peut faire l’objet d’une étude linguistique à lui tout seul. C’est rapide, technique, classe, bref, on n’a plus qu’à se se laisser porter par son flow : Tonedeff, 1ère découverte et révélation de la soirée. Si ça vous intéresse : http://qn5.com/tonedeff/.
A peine le temps de se remettre et les Cunninlynguists (Géorgie, USA hein) déboulent chaud bouillants et ouvrent le show avec les morceaux du dernier album « dirty acres ». Tonedeff les rejoindra à plusieurs reprises pour enflammer d’autant plus la salle. Les trois rappeurs Deacon The Villain, Kno et Natti sont à bloc, l’air heureux d’être là, piochent dans les répertoires des quatre albums, traversent chacun leur tour la scène pour communier avec le public et vont jusqu’à aller chanter dans la fosse …
Pour être tout à fait honnête, je m’attendais pas à un truc de cette force. Je pensais que j’allais décrocher à certains moments vu que je ne connaissais pas tous leurs morceaux, que dalle. Les 3 MCs ont été présents à 100% du début à la fin. Maître mot de leur prestation : l’énergie positive dégagée et partagée avec le public, digne des meilleurs concerts de Jurassic 5 ou des Roots. La comparaison s’arrête là, les rappeurs de Lexington ont leur propre style, servi par un producteur dont les instrus sont inspirées et propres (c’est rare pour le surligner).
J’ai commencé à écouter ce groupe en me posant une simple question : quel est le groupe qui peut avoir l’idée de s’appeler ainsi ? A la sortie, la réponse est simple : trois génies, complètement barrés mais doués également d’une sensibilité et d’une profondeur rare, des textes et des instrus qui claquent, un flow hyper efficace qui occupe l’espace à merveille (écoute bien Reel Carter). Ca y est, je deviens fan, les Cunninlynguists ont un son qui pénètre là où ça fait du bien et ils ont atteint leur cible ce soir au Glaz’art pour leur première venue en France.
P.S : Un grand Merci à ZO (http://zoctet.wordpress.com) et photoctet (http://photoctet.deviantart.com) pour les photos!
Voilà ! En espérant que ça vous donne envie de découvrir ces artistes !
Prochain concert : Modeselektor et bien d’autres choses entre temps !
+Yake & eutow+
Mots-clefs : Cunnynlinguists

