Comment concilier mon attrait pour les lieux un tant soit peu éloignés de Paris, de sa foule, de ses lumières scintillantes, de ses soirées trop hype à mon goût et ma recherche continuelle de nouvelles expériences et découvertes musicales?
J’ai trouvé la solution à mon souhait multi exigeant, elle tient en trois mots : la Ferme du Buisson. Lisez la suite de cette entrée »
Une écoute m’a suffit, en live d’abord, puis au casque le matin en marchant dans les rues quasi désertes du Pré, pour m’imprégner de ce morceau. Je voulais donc vous le faire partager car je le trouve simplement « radieux dans sa mélancolie ».
On se laisse très vite happer par l’angoisse sourde, presque apocalyptique, qui irrigue « comme un lego ». La chanson nous incite à prendre de la hauteur sur nos petites vies humaines nécessairement tragiques…
Ouvrez grand les oreilles et enfoncez-vous jusqu’à vous perdre dans les nappes « bashunguiennes »…
Avis aux amateurs de chansons décalées, aux habitués du grand écart entre légèreté et gravité, aux maîtres de l’art du cynisme…même dans les situations les plus désespérées !
Vendredi dernier, fin de semaine sur les rotules et retour tardif après un aprèm’qui s’éternise au boulot, juste le temps de rentrer chez moi me changer et me voilà repartie sur la route…pour une soirée tant attendue : Keren Ann pour son dernier album éponyme et surtout Alain Bashung et son « Bleu pétrole » terriblement troublant but so beautiful ! A tel point que tout le week end (le temps maussade aidant), je n’ai cessé de fredonner en boucle dans ma tête les chansons dans les rues grises de Paris, ambiance décidément mélancolique à souhait.